Société

Orpaillage clandestin: Le procureur général annonce des mesures répressives

Lebry Marie-Leonard veut traquer les orpailleurs clandestins.
Le procureur général a révélé que des réflexions sont en cours, au plan judiciaire, pour réprimer ce phénomène. C’était à la faveur de la conférence des parquets du ressort de la Cour d’appel d’Abidjan pour l’année judiciaire 2018-2019 qui s’est tenue, samedi au Plateau.

Pour ce haut magistrat, « les parquets et les procureurs de la République ont pris à bras-le-corps ce fléau afin de l’endiguer ». Les bonnes pratiques pour venir à bout de ce fléau, dit-il, ont été enseignées aux magistrats lors de cette rencontre à laquelle ont participé les parquets d’Abidjan Plateau, de Yopougon, d’Abengourou, d’Adzopé, d’Agboville, d’Aboisso, de Grand-Bassam, de Bonoua, de Bondoukou, de Dabou et de Tiassalé.

Le procureur général Lebry Marie-Léonard a, en outre, soutenu que la justice a procédé à plusieurs cas d’arrestations d’orpailleurs clandestins et qui ont été condamnés par la suite. « Nous ne faisons pas la justice spectacle. Il y a déjà eu des condamnations », a-t-il précisé. Puis d’ajouter : « Nous allons nous donner les moyens juridiques, les méthodes, les mécanismes juridiques pour mieux traquer ces orpailleurs clandestins et leur infliger les sanctions prévues par la loi ».

Il a prévenu que l’orpaillage clandestin étant une activité économique, la loi met l’accent sur la condamnation à de fortes amendes pour dissuader le clandestin, puisqu’il est lui-même attiré par le gain financier. « Si vous condamnez un orpailleur à payer de fortes amendes par rapport à ce qu’il a encaissé, c’est l’idéal. Ce n’est pas tellement la prison. Ce sont de fortes amendes », a-t-il argué.

En ce qui concerne la cérémonie proprement dite, le procureur général a affirmé que son objectif est de faire en sorte que l’institution (conférence des parquets) soit connue au plan national comme un outil performant d’échange et de formation continue des magistrats du parquet.

Le thème relatif à la répression de l’orpaillage clandestin et celui des rapports entre instruction et parquet au regard du nouveau code procédure pénale ont meublé cette réunion.

 

KANATE MAMADOU, Fratmat