Adiaké : le FESCAD mise sur la diversité culturelle pour renforcer la cohésion sociale et l’emploi des jeunes
Prévue les 13 et 14 novembre 2026 à la place de l’Indépendance, la première édition du Festival des communautés d’Adiaké entend faire de la diversité culturelle un moteur de cohésion sociale, d’attractivité touristique et d’insertion socio-professionnelle des jeunes.
À Adiaké, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire, la culture entend prendre une place plus importante dans les dynamiques de développement local. C’est l’ambition affichée par les promoteurs du Festival des communautés d’Adiaké (FESCAD), dont la première édition se tiendra les 13 et 14 novembre 2026 à la place de l’Indépendance. Le projet a été officiellement présenté le jeudi 29 octobre, à l’occasion d’une cérémonie organisée sous la présidence du préfet du département, Koffi Yao Kan Claude, en présence des autorités administratives, des représentants de la municipalité, des chefs traditionnels, des responsables communautaires et des acteurs de jeunesse.
Au-delà de sa dimension festive, le FESCAD ambitionne de faire de la pluralité culturelle d’Adiaké un instrument de rapprochement entre les populations. Pour cette première édition, les organisateurs ont choisi de mettre particulièrement en lumière le village d’Assomlan, la communauté béninoise ainsi que les communautés du Grand Ouest. À travers la présentation de leurs traditions, de leurs savoir-faire et de leurs expressions culturelles, le festival entend favoriser une meilleure connaissance mutuelle et consolider les liens de fraternité entre les différentes composantes de la population.
Représentant le maire d’Adiaké, la conseillère municipale Konan Marie Rose a salué une initiative susceptible de renforcer les échanges entre les communautés et de mettre en valeur le patrimoine culturel de la commune. Elle a notamment appelé les populations à s’approprier ce rendez-vous pour en faire un espace de dialogue, de partage et de promotion de la paix. Un appel auquel ont fait écho les représentants des communautés mises à l’honneur, notamment ceux d’Assomlan et de la communauté béninoise, qui ont exprimé leur volonté de participer activement aux festivités.
Pour le commissaire général, Harold Bezeme, la réussite de cette première édition repose avant tout sur une mobilisation collective. L’enjeu est également d’inscrire durablement le festival dans l’agenda culturel d’Adiaké, afin d’en faire un rendez-vous régulier de promotion des identités culturelles et de valorisation du potentiel local. Une ambition encouragée par Kacou Jule, intervenant au nom du directeur régional de la Culture et de la Francophonie, qui a invité les initiateurs à inscrire le projet dans une perspective de pérennité.
Mais l’ambition du FESCAD ne se limite pas à la préservation des traditions. Les organisateurs entendent également faire de l’événement un espace de réflexion sur les perspectives économiques et professionnelles offertes à la jeunesse. La question de l’insertion des jeunes figure ainsi parmi les axes annoncés de cette première édition. Une conférence leur sera consacrée, avec la participation de Serif Tall, présenté comme l’un des panélistes et fils de la région. Les échanges porteront notamment sur les possibilités d’accompagnement et les perspectives d’insertion professionnelle.
Présidant la cérémonie, le préfet Koffi Yao Kan Claude a, pour sa part, souligné la portée sociale, économique et touristique de cette initiative. Il a mis en avant le rôle que peut jouer la culture dans le renforcement du dialogue interculturel, la consolidation de la cohésion sociale et la dynamisation de l’économie locale. L’autorité préfectorale a également insisté sur la nécessité de mieux valoriser les talents des jeunes et de les accompagner vers l’autonomie.
Le préfet a enfin appelé les chefs traditionnels, les associations, les responsables communautaires et l’ensemble des populations à s’impliquer dans la réussite de cette première édition. Il a assuré les organisateurs de l’accompagnement des services de l’administration ainsi que des forces de défense et de sécurité pour le bon déroulement des festivités.
À travers le FESCAD, Adiaké entend ainsi dépasser le cadre d’une simple célébration culturelle pour expérimenter un modèle de rassemblement communautaire où patrimoine, cohésion sociale, tourisme et insertion des jeunes se rejoignent. Les 13 et 14 novembre prochains permettront de mesurer la capacité de cette initiative à transformer cette ambition en une dynamique durable pour le territoire.



